La France « regrette » que le Liban n’ait pas encore formé de gouvernement

Les factions politiques libanaises n’ont pas respecté la date de la mi-septembre fixée par Emanuel Macron pour la formation d’un nouveau gouvernement.

La France regrette que le Liban n’ait pu former un nouveau gouvernement

La France « regrette » que le Liban n’ait pu former un nouveau gouvernement après une démission massive à la suite d’une explosion meurtrière dans le port de Beyrouth le mois dernier, a déclaré mercredi l’Elysée. 

« Il n’est pas trop tard », a déclaré la déclaration française, après l’expiration d’une date fixée à la mi-septembre par M. Macron, qui s’est érigé en intermédiaire pour trouver un terrain d’entente entre les factions politiques rivales du Liban.

La déclaration a appelé les fonctionnaires à aider le premier ministre en attente, Mustapha Adib, à « former un gouvernement qui soit à la hauteur de la gravité de la situation ».

En visite au Liban le 1er septembre, Emmanuel Macron avait assuré avoir obtenu des assurances des politiciens sur la formation d’un gouvernement dans un délai de quinze jours, ajoutant espérer une équipe soutenue par «toutes les formations politiques» et capable de lancer des réformes. Mais, depuis, les négociations menées par Moustapha Adib, un ancien ambassadeur relativement peu connu, piétinent.

La France a fait pression pour que le Liban forme un gouvernement

Macron a fait pression pour que le gouvernement soit réorganisé afin de procéder à des réformes urgentes et nécessaires pour remettre l’économie libanaise sur pied, et pour répondre à la profonde colère de la population suite à l’explosion du port le 4 août qui a tué 191 personnes.

Pour de nombreux Libanais, ce désastre est le résultat d’une corruption et d’une ineptie de longue date au sein d’une classe politique qui n’a pas réussi à mettre en place un État fonctionnel ou à faire respecter l’État de droit.

Le président français s’est rendu à Beyrouth à deux reprises depuis la catastrophe pour tenter de forger un consensus de travail pour un gouvernement réformateur, en avertissant qu’il bloquerait les fonds de relance des donateurs si aucun progrès n’était réalisé.

« Nous continuons à suivre de près la situation et à poursuivre nos contacts avec les dirigeants politiques libanais pour renouveler notre insistance sur cette question », a déclaré l’Elysée.

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